C’est quoi ? #1 – Faire les choses avec amour

Hier, je me sentais terrifiée à l’idée de toutes ces choses qui allaient arriver d’ici les prochaines semaines.

Je me sentais frustrée, parce que je ne pouvais pas réaliser à quel point ce serait facile si j’embrassais le moment, l’acceptais, sans penser aux choses négatives qui pourraient possiblement arriver.

Maintenant, je suis ici, et je suis heureuse que ce voyage commence.

Je dois faire des efforts, mais s’ils sont sincères, vrais, faits d’amour, ils seront faciles à faire.

J’avais pour habitude de voir mes buts comme une tâche impossible que je me demandais de faire, parce que je voulais une certaine vie, un certain type de personnes pour m’entourer, une certaine manière de nourrir mon corps, un certain chemin pour guider mon esprit. J’ai réalisé que je ne pouvais pas comprendre ce que voulait dire « fait avec amour » parce que je forçais un chemin à travers une minuscule ouverture que je créeais chaque fois que j’osais mettre un peu d’énergie dans un nouveau projet. Mais voilà le hic: essaye de forcer un chemin dans une minisucle ouverture quand tu n’es pas aussi miniscule et tu risques de seulement casser la porte.

Le temps est la seule manière d’embrasser les choses.

Je sais à quel point c’est difficile de ralentir, de t’entendre te dire « d’accord, si je dois faire ça, je dois prendre le temps qu’il faut pour y arriver ». Et on ne saura jamais vraiment si on est à la bonne allure, ce qui est plutôt flippant.

Quand tu as cette nouvelle idée, tu veux évidemment la travailler, la terminer, être fier de toi-même, rapidement partager le final de ce grand projet dont tu parles depuis ce qu’il semble des années. Mais finalement, un an plus tard, ta nouvelle idée est aussi un vieux souvenir inachevé. Pourquoi ?

Laisse-moi te parler de quelque chose.

Depuis que j’ai l’abilité de comparer ce que je pensais être bien et mauvais et tenter de construire une nouvelle conscience, j’ai toujours voulu toucher mes buts et un jour, quelque chose à l’autre bout du globe, me dire « je l’ai fait ».

J’ai bûché pour réussir des choses, me débarasser de vieilles habitudes, de vicieux problèmes qui me réveillaient la nuit. Chaque fois, ils revenaient. Et moi, je revenais aussi, plus fortement, pour tout détruire ce que j’avais construis de bien les deux dernières semaines. Seulement deux semaines d’effort et je faisais un autre pas en arrière qui m’emmenait de plus en plus loin de mes rêves. Je pensais être incapable, nulle, stupide, que je n’arriverai jamais à faire quelque chose pour avoir la vie que je voulais, je sentais cette drôle de force à l’intérieur de moi qui écrasait chaque effort que je faisais.

J’ai, un jour, compris que j’avais réellement besoin d’une pause. Une pause qui n’invoquerait absolument aucun effort du tout pour atteindre mes buts fixés. Je m’en foutais pas mal du temps qu’il me faudrait, je voulais juste accepter toutes ces erreurs, accepter de les faire sans me sentir mal pour autant, même pas une seule seconde.

Je suppose que j’ai vécu accrochée à cette phrase trop longtemps: vis comme si tu allais mourir demain.

Cette phrase me foutait la trouille.

J’étais dans la course pour tout faire à temps, sans vraiment consciencieusement savoir pourquoi je voulais tout faire si vite.

J’ai manqué tellement de choses à cause de la hantise que me causait cette seule phrase. Mais pour une fois, j’ai décidé de faire confiance, de lâcher prise, de penser « tu ne vas pas mourir demain, mange ce que tu veux sans t’affamer ou te sentie mal à cause de la malbouffe que tu viens d’absorber. Vas-y, reste toute la semaine, tout le mois dans ton lit, ne fais rien, fous-toi s’en, ne vois ou ne sens pas les rayons du soleil sur ta peau pendant plusieurs jours ».

J’étais fatiguée d’essayer d’avoir la vie parfaite, directement. J’étais fatiguée de voir tout le monde sur les réseaux sociaux aller bien, avoir des occasions énormes, voir pleins de potes différents tous les jours. J’étais fatiguée de tout, point barre. Je voulais me faire comprendre que ce n’est pas grave de faire des erreurs, de ne pas avoir le cœur de faire ce que je m’étais promis de faire la nuit juste avant.

Donc je l’ai fait. Pendant plusieurs mois, j’ai seulement suivi le cours du temps, le « flow » du jour, je suis allée au lit quand je le sentais et je ne me forçais pas à dormir à vingt-et-une heure alors que je n’étais pas fatiguée.

Ça de fait, ça m’a permis de faire une mise au point sur mes buts. Sont-ils toujours d’actualité ? Comment je veux m’y prendre ? Est-ce que je vais mettre toute mon énergie pour les réaliser ?

Ma réponse est seulement: chaque jour, j’acceptais chaque « erreur » que je commettais là où je me le serais refusé auparavant. Et pourtant, après chaque « erreur » commise, je voyais chacun de mes objectifs plus clairs, plus brillants, plus près, plus réels. Je trouve ça drôle parce qu’à ce moment-là, je faisais le complet opposé de mon but mais ça me semblait quand même meilleur. Je suppose que je peux dire que si tu accpetes les erreurs que tu commets au lieu de te battre continuellement contre toi-même à chaque nouvelle mauvaise décision, tu évapores tout le stress, la peur, la colère et la haine stockés dans ton corps et dans ton esprit.

Après cette longue pause, quand j’ai senti que le moment était venu pour réintroduire les éléments qui me permettraient de réaliser mes objectifs tous frais, j’ai quand même continué à faire des erreurs. J’avais seulement une toute nouvelle manière de les voir qui me permettait d’écouter mon corps, me dire que j’étais désolée et le penser. J’ai réalisé que tous ces sacrifices ne valaient rien si je ne m’aimais pas en les faisant.

Je me trompais moi-même quand je faisais quelque chose que je considérais comme mauvais, me disant « je t’aime » pour m’excuser mais jamais vraiment me pardonner. C’était sûrement une manière de me sentir mieux, mais cette voix à l’intérieur de moi perpétuait, cette voix négative qui m’insultait, me torturait, me faisait me sentir mal tout le temps. J’essayais juste de l’assommer et de crier plus fort qu’elle des fausses vérités, mais comme je l’ai dit au début: essaye de forcer une ouverture minuscule et tu risques seulement de casser la porte entière.

Cette fois-ci, j’ai juste écouté. Le fameux « fait-le avec amour » sonnait mieux, parce que j’avais compris que faire quelque chose avec amour, ce n’est pas dire les mots « je t’aime » pour te sentir mieux à propos de toi-même. C’est à propos d’arrêter d’utiliser ta voix pour définir tes actes, mais d’embrasser tes actes avec toute la sympathie que tu as et avancer avec. C’est à propos de trouver le juste milieu entre ce que tu viens de faire de « mal » (par exemple, comme la première chose qui me vient en tête en tant que « mauvais », disons: manger gras alors que tu veux manger sainement. Des choses qui ne sont pas mauvaises initialement mais que tu as intégré comme étant mauvaises !) et ce que ce « mal » veut vraiment dire.

Trouver pourquoi tu viens de faire ce que tu viens de faire qui te mets si mal, c’est une avancée absolue pour atteindre tes buts.

Écouter les demandes de ton corps et ne pas les confondre avec tes idées déjà conditionnées. Te demander ce que tu veux faire, comment tu te sens, ne pas te précipiter. Parce que c’est ok de travailler doucement dans ce monde beaucoup trop rapide. Parce que tu as tout le temps dont tu as besoin pour réaliser ce que tu veux. Parce qu’on est comme des graines, essayant de fleur vers le soleil, cherchant la lumière chaque jour.

C’est ce que veut dire « faire les choses avec amour ». C’est ce pourquoi j’ai arrêté d’avoir constamment peur et juste essayé de me frayer un chemin quand je ressens cette peur prendre part de mon corps. J’inspire profondément, je la ressens une bonne fois pour toutes, et je saute. C’est extrêmement compliqué au début, même de manière générale. C’est aussi quelque chose à ne pas confondre avec ce que nous disent nos tripes. Je parle seulement de cette petite peur qui ne représente rien, totalement irrationnelle, qui ne tient à l’écart de ce que tu pourrais éventuellement faire qui changerait probablement ta vie.

Accepte tes erreurs. Embrasse-les avec compréhension, sympathie, temps et compassion. Ressens chacun de tes sentiments et laisse-les s’en aller. Prends le temps dont tu as besoin.

Et plus que tout: apprend à faire chaque chose avec amour.

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